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Vous êtes le curieux numéro
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Il y a 2personne(s) chez nous
 

 


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Voilà une histoire qui pourrait être la première d'une série selon les commentaires que vous déposerez. Ce n'est pas de la grande littérature mais si vous aimez... (on attend impatiemment votre "jugement")


C’est si simple

 

            Ce matin je me lève à 6H45 comme chaque jour, la journée qui pointe son nez ne semble pas être meilleure que ses prédécesseurs mais pourrait bien être pire que celles à venir si j’en crois le brouillard et la pluie tombante qui lèchent la fenêtre de ma chambre. Un pas après l’autre, première à gauche direction la salle de bain, ou de douche devrai-je dire car il n’y a pas de baignoire. Les quinze prochaines minutes seront censurées pour ne pas heurter votre sensibilité et préserver mon intimité. Ca y’est je ressors de la petite pièce enfumée de l’eau chaude qui s’est évaporée dans l’atmosphère humide de cette froide matinée d’hiver. 7 heures, réglé comme du papier à musique, je quitte la maison sans même prendre la peine de manger ou boire un petit truc. Machinalement je rentre dans ma voiture, démarre et roule 1 heure sans vraiment être conscient de ce qui m’entoure. Malgré tout, une fois de plus, le dieu de la conduite était avec moi et j’arrive sans encombre au boulot. Mon boulot c’est chercheur, chercheur de quoi ? Chercheur dans la Recherche scientifique. Si vous m’imaginez en costard-cravate, la cinquantaine et l’air intello-coincé je vous arrête. Cette image, celle des média, est loin de représenter mes collègues et moi-même. Pour vous situez rapidement, j’ai une vingtaine d’année (bon c’est vrai je suis plus proche de la trentaine…) avec un air classique, presque invisible, on s’est peut être croisé et vous ne vous êtes pas dit : « tiens ! un chercheur  ! ». J’arrive donc devant mon labo, un vieil établissement construit dans les années 30, tout aussi insipide que moi. Dans les dédales du bâtiment je rejoins mon bureau, allume mon PC, me réveille et me décide à bosser. Et oui j’ai les mêmes réflexes que vous, je suis humain.

 

Mais aujourd’hui, à ce moment précis entre mon réveil et ma décision de me mettre au boulot j’ai eu un déclic. Je travaille, pour simplifier, dans l’adaptation de l’Homme aux voyages spatiaux. A ce moment exact donc, cette simple phrase m’est revenue : « toute vie nécessite de l’eau pour se développer ». De ce simple postulat je décide de mettre sur pied un projet pour rendre Mars habitable, fini les grandes idées compliquées, mon principe est simple : adapter Mars à l’Homme. Allez c’est parti, sur un bout de papier je note trois grandes idées : eau, température, atmosphère. A partit de là tout s’est enchaîné très rapidement, ces mots-clés m’ont portés pendant 10 ans et m’ont ouvert toutes les portes, les financements nécessaires à ma recherche, aux meilleurs collaborations mondiales pour finir par construire sur la planète rouge une foultitude de bâtiments, à l’intérieur desquels règne une atmosphère respirable, des radiateurs enfouis sous toute la surface de Mars, pour maintenir une température adéquate, et enfin un système d’arrosage permettant d’irriguer chaque parcelle de notre nouveau chez nous. J’avais enfin réussi à pallier à tous les problèmes de la conquête de l’Espace, grâce à moi toutes les planètes étaient alors colonisables par l’Homme. En toute modestie, je recevais le Prix Nobel de biologie à mes 40 ans lorsque j’étais devenu ce cliché de chercheur que vous aviez en tête au début de mon récit.

 

Ce matin je me lève à 6H45 comme chaque jour, la journée qui pointe son nez ne s’annonce ni pire ni meilleures que les autres et j’ai toujours 26 ans. Cette nuit j’ai bien dormi, comme si je m’étais assoupi il y a 10 ans.

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